1887

Etat de la Migration dans le Monde 2008

Gestion de la Mobilité de la Main d’Œuvre dans une Économie Mondiale en Mutation

image of Etat de la Migration dans le Monde 2008

La formulation d’approches réalistes de la gestion de la migration internationale représente un défi considérable pour la communauté, qui nécessitera à la fois du temps et des efforts ces prochaines années. Le problème tient en partie à la difficulté de parvenir à un consensus sur la nature fondamentale de la migration et de ses conséquences. Alors que la tendance actuelle, dont on se félicitera, consiste à reconnaître qu’elle peut avoir des effets bénéfiques, de nombreuses questions restent en suspens. Au milieu de toutes ces incertitudes, certains avis, qui méritent d’être approfondis, laissent entendre que contrairement à ce qui a pu être le cas dans le passé, la migration contemporaine est uniquement définie par les processus d’intégration économique et sociale collectivement connus sous le nom de mondialisation et liée à eux. L’argument est que volontairement ou non, ces évolutions sont largement responsables de la création d’un contexte sans précédent dans lequel la mobilité humaine cherche à s’exprimer à une échelle véritablement mondiale. Etat de la migration dans le monde 2008 aborde directement ce problème et tente d’identifier les options politiques qui pourraient contribuer à l’élaboration de vastes stratégies cohérentes permettant de faire mieux correspondre l’offre et la demande de travailleurs migrants de manière sûre, humaine et ordonnée. La partie A du rapport explore la nature et l’ampleur du besoin de telles stratégies par l’observation et l’analyse d’un vaste éventail de schémas migratoires contemporains liés à des motivations d’ordre économique, tandis que la partie B expose les solutions qu’il est possible d’envisager.

French Spanish, English

.

Mobilité étudiante, internationalisation de l’enseignement supérieur et migration hautement qualifée

La dynamique de la mobilité étudiante et de l’internationalisation de l’enseignement supérieur a profondément changé depuis les années 1990. Il y a vingt ans, elle reflétait avant tout des motivations académiques, politiques, géo-stratégiques, culturelles et d’aide au développement: les pays favorisaient la mobilité des étudiants (et des universitaires) comme une ouverture au monde, en espérant créer des réseaux internationaux d’élites. Les universités accueillaient les étudiants et les universitaires étrangers, mais sans faire d’effort particulier pour les recruter. Aujourd’hui, bien que ces motivations restent d’actualité, l’enseignement transnational, c’est-à-dire tout ce qui implique la mobilité internationale des étudiants et enseignants, des programmes éducatifs ou des établissements d’enseignement supérieur (Knight, 2004), répond de plus en plus à des motivations économiques : les gouvernements y voient un levier de développement et un moyen d’améliorer la qualité de leur enseignement supérieur ; les établissements d’enseignement supérieur, un élément de prestige (et parfois de revenus) constituant un avantage concurrentiel ; et les individus, un atout supplémentaire pour leur carrière, dans leur pays ou sur le marché du travail international, voire pour leur émigration.

French Spanish, English

This is a required field
Please enter a valid email address
Approval was a Success
Invalid data
An Error Occurred
Approval was partially successful, following selected items could not be processed due to error