Le Courrier de l'UNESCO - Volume 2025, Issue 4, 2025
Volume 2025, Issue 4, 2025
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Reconstruire, pour quoi faire ?
More LessLittéralement, la reconstruction est l’action de bâtir de nouveau ce qui a été endommagé ou démoli. Mais le terme recouvre des situations très différentes selon le contexte, l’étendue et l’origine des destructions. Surtout, il ne dit rien de ce qui motive les sociétés à restaurer ou édifier de nouveau certains éléments de leur patrimoine bâti.
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Un nouveau souffle pour Mossoul
More LessModèle de rénovation urbaine, l’initiative de l’UNESCO « Faire revivre l’esprit de Mossoul » est allée bien au-delà d’une simple reconstruction du bâti. Elle s’est employée à ranimer la vie culturelle dans cette ville iraquienne dévastée après trois ans d’occupation par Daech.
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Christchurch pense ses plaies
More LessDans la deuxième ville de Nouvelle-Zélande dévastée par un tremblement de terre en 2011, les nouveaux bâtiments ont été conçus pour résister aux secousses. Ce traumatisme collectif a aussi été l’occasion d’un élan créatif porté par les riverains. Les techniques de construction innovantes sont devenues la marque de fabrique de l’ère post-sismique.
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Ouganda : les esprits veillent sur les tombes des rois du Buganda
More LessL’architecte ougandais Jonathan Nsubuga a participé à la reconstruction des Tombes des rois du Buganda, au centre du pays, après l’incendie dévastateur de 2010. De nombreux défis techniques ont dû être relevés pour rebâtir ce joyau constitué de matériaux traditionnels. Une attention particulière a été portée à la dimension sacrée de ce lieu de communication avec les esprits.
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Une nouvelle vie pour la ville historique d’AlUla
More LessDélaissées par ses habitants dans les années 1980, les maisons de terre crue d’Al-Deira, la vieille ville d’AlUla, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, se sont rapidement dégradées. Un vaste programme de restauration s’appuyant sur des matériaux locaux et des savoir-faire traditionnels a permis à ce quartier historique de renaître.
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Varsovie : une double approche
More LessLargement détruite au cours de la Seconde Guerre mondiale, la capitale polonaise a connu un processus de reconstruction original, entre conservation et modernisation. Une prouesse architecturale qui doit son succès et sa rapidité au contexte politique mais aussi à l’implication de ses habitants.
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Au Guatemala, une cité maya tirée de l’oubli
More LessLongtemps enseveli sous la forêt tropicale, le site maya de La Blanca, dans le nord du pays, a fait l’objet d’une importante campagne de conservation qui a permis de sensibiliser les habitants à la valeur de ce patrimoine historique.
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En Chine, la porte Yongdingmen ressuscitée
More LessDémolie en 1957 pour répondre aux nouveaux besoins du développement urbain de Beijing, la tour de la porte Yongdingmen a été reconstruite en 2004. Vingt ans plus tard, cet édifice emblématique a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, comme élément constitutif de l’Axe central de Beijing.
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Zoom: La mémoire retrouvée de l’oeuvre
More LessPour qui connaît un peu le bâtiment, la salle de P presse de l’UNESCO est entourée d’une aura de légende — légende qui est aujourd’hui en train de reprendre vie après des décennies d’oubli. Conçue par Gerrit Rietveld dans le cadre d’une commande du gouvernement néerlandais pour le siège de l’UNESCO en 1958, cette salle de presse était à la fois un espace de travail fonctionnel pour les journalistes et une œuvre d’art vivante.
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Idées: Intelligence artificielle : la mort dans l’art ?
More LessL’IA générative, désormais capable de produire aussi bien des portraits réalistes que des paysages imaginaires,remet-elle en cause le statut des photographes et plus largement des artistes ? Pas forcément, analyse le Pr Ahmed Elgammal, qui rappelle qu’au xixe siècle, l’essor de la photographie a été perçu comme une menace pour l’expression artistique. Or celle-ci a favorisé la naissance de nouveaux mouvements et a été reconnue comme une forme d’art à part entière. L’IA pourrait également inaugurer une nouvelle ère créative.
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Notre invitée: Kate Raworth : « Nous avons besoin d’une nouvelle vision du progrès »
More LessQuel rapport entre un beignet et la planète ? A priori aucun. C’est pourtant l’image forte trouvée par l’économiste britannique Kate Raworth pour formuler les conditions d’une économie durable. Dans son best-seller paru en 2017, La théorie du donut : l’économie de demain en sept principes, elle prône un modèle qui répond aux besoins de tous les individus tout en respectant les ressources limitées de la planète.
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Décryptage: Vers une IA plus verte
More LessAu cours de la dernière décennie, l’intelligence artificielle, A qui n’était utilisée que par une poignée de personnes dans des contextes spécialisés, est devenue partie intégrante de la vie moderne. Parmi ses outils figurent les grands modèles de langage (LLM), des systèmes avancés d’IA entraînés sur d’immenses quantités de textes, capables de produire un langage proche de celui des humains. Ces modèles alimentent aujourd’hui de nombreux outils génératifs utilisés au quotidien, des chatbots aux services de traduction. Smarter, Smaller, Stronger: Resource-Efficient Generative AI & the Future of Digital Transformation (Une intelli-gence artificielle plus intelligente, plus compacte, plus puissante et économe en ressources pour façonner l’avenir de la transformation numérique), 2025, publié par l’UNESCO en collaboration avec l’University College London (UCL), sou-ligne que même si l’utilisation de l’IA peut être énergivore, il existe des solutions simples pour la rendre plus durable.
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